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Impressions de stage
Février 2005
Ca y est ils y sont. 3 éducateurs spécialisés, 5 normaliennes, 3 régentes, 1 étudiant en photo.
Un an de préparation pour la plupart d'entre eux. Plusieurs rencontres avec les membres de l'asbl et les voilà sur place.
Quinet J-M
Président Taxibrousse asbl
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L'aventure de 12 étudiants a démarré... enfin. Venant de Champion, de Loverval et de Bruxelles, leur stage a commencé par leur envol (selon les cas) ce jeudi 03/02, vendredi 04/02 ou samedi 05/02 à destination de Dakar avec la compagnie Iberia.
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Après un intermède de 2 heures dans l'aéroport de Madrid, et un trajet total de plusieurs heures, nous avons enfin débarqué à l'aéroport international Léopold Sedar Senghor où nous avons été accueillis par Emmanuel Gomis qui s'est emporessé avec sa petite équipe de nous amener à notre hôtel Le Combassou dit El Polo Loco par les riverains du quartiers.
Manu pour certains d'entre nous c'est les pages jaunes ambulantes avec le sourire du service offert...DISPONIBLE-MAN. Il faut dire qu'il n'a pas arrêté de voyager entre son lieu de travail son domicile et notre prise en charge ( visite, achat, location, administration,...)
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Après un week-end chargé en émotions diverses nos jeunes stagiaires se dirigeront doucement mais sûrement à leur lieu de stage situé pour 6 d?entre-eux à Talibou Dabo ( centre scolaire adapté pour enfants handicapés moteurs) et 5 autres à Louga où ils auront en alternance des cours à l?université des intituteurs et dispenseront des cours au centre d?instruction de Louga et le dernier étant notre ami Etienne Notre Photogrape qui lui aura pour mission de suivre les diverses activités de Taxibrousse sur les lieux de stages.
Ces arrivées avancées par rapport à la date de début du stage nous ont permis de trouver nos marques au Sénégal. Certains s'activant à chercher un logement plus abordables et d'autres préferant se délasser sur les plages N'gor dégustant des brochettes de poissons grillés...
La pêche fût bonne pour nos jeunes aventuriers de l'immobilier grâce à papa Manou qui à su tirer l'une de ses nombreuses ficelles pour nous mettre dans les meilleurs conditions. Certains ont même retrouvé le sourire perdu la vieille aprés avoir réglé une addition aussi pimentée que le plat traditionnel du Sénégal le Tièbou Dieune dans leur magnifique hotel le Combassou...
Les filles de Loverval et de Malonne, elles, en ont profité pour faire la traversée en pirogue vers Ngor et pour se dorer la peau. Elles nous sont revenues avec un teint écrevisse malgré la crème mise en excès.
La citation de la semaine : « TOUT VIENT A POINT QUI SAIT ATTENDRE.... »
Mounir Chaou (Etudiant - De Fré - Bruxelles)

L’appartement que nous avons loué dans le quartier. Deux chambres, deux salles de douche avec toilette, une cuisine. Très sympa, mais non meublé. Du carrelage partout, dans la cuisine un robinet (j’en ferai une photo très bientôt, je cherche encore l’éclairage ) et un évier. Une des douches ne fonctionne pas, les chasses d’eau ça peut aller, mais il faut choisir ses heures… après 22h, l’eau est coupée, ou déviée, ou distribuée mais en tout cas y en a pas.
A part ça, c’est très chouette. Nous, trois des éducs qui font leur stage avec l’aide de Taxibrousse asbl , avons dégoté et installé quatre matelas par terre dans le salon. Cela fait un peu campement, surtout les chaussettes qui traînent et les t-shirts lavés, c-a-d moins sales qui pendent au balcon.
Venant de l’aéroport, c’est très facile : demandez Grand Yoff, Scatt Urbam, Villa 77H, premier étage, appart 1B. Passez quand vous voulez, amenez des bières pour mes amis et de la menthe pour moi et du PQ, ce sont des denrées rares, ici.
Je vous présenterai Papa N’Diaye, Oumar, Medoun, Bruno, Fabrice, Auguste, Asse , et tous les gars du quartier. Sympathiques comme tout, ils ont battu les rues pour nous trouver un appart dans le quartier, nous aiguillant, conseillant certaines adresses, déconseillant certains arnaqueurs qui ont toujours en tête la stupide idée qui veut qu’ici, Blanc égale Argent ; et dieu sait s’ils sont nombreux. Vendredi, c’est la Tamxarit, nous sommes invités chez Auguste pour le couscous.
Les gens, ici, sont incroyablement accueillants et chaleureux. Voici une histoire de mon ami Etienne : « Tenez, l’autre jour, j’étais à Louga, un bled à 200 bornes et quatre heures de Taxi-sept-places de Dakar. J’accompagnais d’autres stagiaires de Taxibrousse asbl qui feront elles aussi (cinq futures institutrices ) leurs TFE ici. Bref, prenant un peu de repos, je pars faire un petit tour. Je passe devant la maison d’un type, il me salue, je le salue, il me dit, franco : Vous voulez entrer ? Ni une ni deux, je rentre ; j’avoue que j’étais partagé entre « J‘y crois pas, ça existe encore des gens comme ça ? et Merde, Est-ce que je ressortirai de cette maison entier, avec mes thunes et mes appareils ? » Je suis sorti de chez Babacar enchanté, avec trois bons verres de thé local dans l’estomac, son numéro, son adresse, une invitation à venir manger chez lui dès que je reviendrai à Louga, toutes ses photos de famille en tête ( j’ai eu droit aux sept albums ) mon argent et mes appareils . »
Incroyable mais vrai, disons juste qu’on reste méfiant malgré tout, jeudi nous avons décidé de faire une petite excursion en ville, histoire de se ravitailler dans un super marché, un jeune homme nous a collé nous disant qu il était du coin, il a proposé de nous accompagner dans un premier temps nous nous sommes dit pourquoi pas, mais au bout d’un quart d’heure de marche je décidai de demander le chemin à un passant et figurez vous que nous dirigions à l’opposé de notre destination. Je ne me gênai pas pour dire à la personne de nous abandonner sur le champs, mais en vain celui-ci avait juste prétexté qu’il nous ramenait au marché afin de payer moins chères nos denrées ; et moi lui rajoutant qu’on lui donnerait la différence, je fus très dur avec mon vis a vis mais je sentais l’entourloupette.
Ou encore ce taximan qui demandais de le payer 3000 cfa pour nous ramenez chez nous, mais de notre domicile a la ville nous n’avions payer que 1500 cfa , le double pour le retour ça ne sonne pas très claire mais on commence à s’y habituer, d’ailleurs je n’ai pas perdu mon temps je l’ai quitté et demandé a un autre taxi de s arrêter et là j’ai négocié les 1500 cfa de la course , il a aussi essayé de grimper mais là je lui ai fait comprendre que je n’étais pas un toubab comme il croyait, mais un touriste a deux francs .
Je pourrais tout autant vous parler d’Ibrahim, qui me donna son bonnet qu’il s’était acheté la semaine avant, juste parce que je lui ai dit qu’il était très joli ( le bonnet ). “ You like it ? It is for you ” Ibrahim est Guinéen ; on parle anglais, c’est un peu dur parce que mon anglais appris sur les bancs Defréens laisse à désirer ; bon à plus.
Mounir Chaou (Etudiant - De Fré - Bruxelles) - Etienne Grodos (Inraci)
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Trois étudiantes en régendat de Loverval parlent de leur stage
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Nous sommes arrivées le samedi 05/02/05 à l'aéroport de Dakar où Manu (directeur d'une agence de voyage)
nous attendait. Nous avons pris le taxi; direction l'hotel Coumbassou. Nos
toute premières impressions étaient vraiment très positives, le soleil était
là, les gens étaient vraiment sympas, l'hotel superbe, ... la seule ombre au
tableau: le prix de la chambre qui s'est révélé être supérieur au prix
convenu avant le départ.
Nous avons donc demandé à Manu s'il pouvait nous
guider vers un autre logement plus abordable. Il nous a présenté Mme Guissé
qui tient une magnifique villa et avec laquelle nous nous sommes mis
d'accord sur un prix. Le problème est que cette dame n'a pas été totalement
honnête avec nous puisque nous n'avions ni éléctricité, ni eau chaude dans
les sanitaires et qu'elle nous avait promis que tout serait réglé dans un
délai de 2 jours. Ce qui n'a pas été fait!
Nous avons patienté un bon moment puis, nous avons décidé de recontacter Manu afin de revoir Mme Guissé pour
régler ces problèmes. Cette dame nous a reçus une nouvelle fois et dès le
lendemain nous avions eau chaude et électricité! Nous aurions certainement
dû être plus fermes dès le début... enfin tout ceci n'était pas bien
grave...
Concernant les cours en particulier, nous avons tout d'abord commencé
par une semaine d'observation pure. Le premier jour, c'est-à-dire le lundi
07/02/05, nous avons découvert le centre Talibou Dabo (les
professeurs, le médecin, les élèves de maternelle, du primaire et du
secondaire, les différents locaux, etc.). Nous avons été très bien reçues,
les gens étaient très ouverts et très heureux, nous le pensons, de nous
accueillir chez eux!
Nous avons été impressionnées de voir le nombre
d'élèves par classe surtout dans les classes maternelles et primaires. cela
dit, tous ces élèves que nous avons vus, nous ont semblé très disciplinés et
toujours souriants...
Le deuxième jour, nous commencions les observations
des classes dans lesquelles nous allions donner cours par la suite. Les
élèves nous ont épaté par leur intelligence, leur motivation et leur
discipline! Nous ne nous attendions pas du tout à ça!! nous étions, dès ce
moment vraiment rassurées et pressées de donner cours! Cette première
semaine s'est vue raccourcie par des événements inattendus c'est-à-dire des
mouvements de grèves. Les professeurs (Mme Samb -voir photo- et Mr Badiane) nous avaient
donné les sujets de leçons pour le premier jour mais pas pour les suivants.
En fait, nous avons du travailler au jour le jour car nous ne connaissions
nos sujets que la veille. C'est d'ailleurs un des points négatifs que nous relevonsr... tout d'abord, nous n'avons pas reçu d'horaire et pourtant nous l'avons demandé plusieurs fois mais en vain... une deuxième
chose, c'est ce problème des sujets qui nous étaient communiqués la veille
(un peu court pour bien préparer quelque chose. nous avons dû quelquefois
travailler pendant la nuit...) et enfin, nous avons eu parfois le sentiment
qu'on se servait de nous pour faire le "sale boulot".
Nous nous expliquons: Mme Samb, à plusieurs reprises, nous a donné des piles de copies à corriger
alors qu'il ne s'agissait pas d'élèves que nous avions, ni même de sujets
que nous avions donnés, et une autre fois, elle nous a fait venir un jour
alors que nous n'avions pas cours pour corriger des examens à sa place...
Nous avons toujours tout fait avec bon coeur mais c'était parfois un peu
frustrant de se dire qu'on avait fait tout se voyage juste pour corriger
des dictées ou autre...
Mais à côté de tout le reste, ces événements ne
sont que pacotilles... En effet, nous avons adoré donner cours au Sénégal
car comme nous vous l'avons dit plus haut, les élèves étaient vraiment
excellents! Gentils, motivés, intelligents ou terriblement attachants!! En
fait, ils sont tout le contraire de nos petits élèves belges!
Ils ont compris que l'école était un bon moyen pour arriver à quelque chose dans la
vie! Nous avons vraiment eu l'impression que les élèves avaient envie
d'apprendre, envie d'être à l'école. Vous l'aurez compris, du point de vue
de la matière, nous n'avons rien à redire, ils connaissaient tout et
parfaitement! C'était incroyable!!!
Maintenant, d'un point de vue plus humain, une des questions que nous nous posions était quel regard allions
nous porter sur ces enfants parfois handicapés, mutilés... et bien la
réponse est toute simple: ces enfants sont tellement accueillants, tellement
touchants qu'on ne peut les regarder qu'avec le coeur! Il n'y avait aucune
différence! En tant que futurs professeurs, cette expérience nous a vraiment
mis du baume au coeur,on ne pouvait pas rêver mieux! Touts ces enfants nous
ont donné la rage de vivre! Nous ne pourrons jamais les oublier!!!
Suite à ces deux semaines de cours pratiques, il nous restait une
semaine dite de tourisme. nous avons donc découvert la ville de Dakar et ses
nombreux marchands, l'île de NGore, l'île de Gorée, le lac rose
(malheureusement pour nous le jour où nous y sommes allées, il n'y avait pas
de soleil et qui dit pas de soleil dit lac vert et pas rose!!! (lol)). Puis,
nous nous sommes rendues à Saint louis où nous avons séjourné dans un hotel
super. L'hotel Mermoz. nous avons découvert la ville (le marché aux
poissons, le grand marché, le fleuve, la mer, ...). Nous avons fait la
connaissance de plusieurs animaux qui étaient en liberté dans l'hotel: un
singe "kiwi", des tortues, des chiens et de nombreux oiseaux plus beaux les
uns que les autres...).
Nous tenons aussi à préciser qu'aucune de nous n'a été malade. Par
contre, nous avons souvent eu mal au coeur... les enfants pauvres qui
demandent de l'argent dans la rue... les aimaux maltraités... pas toujours
évident de regarder la misère en face.... A côté de ça, nous avons eu
beaucoup de fous rires, de bons moments, nous avons des tas d'anecdotes mais
il y a tellement à dire que c'est impossible à résumer!
Pour terminer, nous tenons une nouvelle fois à vous remercier de nous
avoir permis de réaliser ce magnifique stage! C'était une expérience unique
qui nous laissera des souvenirs plein la tête! Surtout continuez!!! ... comme nous vous l'avons dit,
il y a tellement à dire qu'on ne sait par ou commencer et comment finir...
encore Merci.
Stéphanie, Yasmine et Frédérique
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