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Les étudiantes d'Erasme à Dakar
144 heures par étudiante, 2016 heures de stage pour le groupe, 200 accouchements... soit 14 par étudiante avec un minima de 9 et un maxima de 20 avec en surcroît les accompagnements des futures mamans, le suivi des pathologies de grossesse, les avortements ainsi que les soins en post-partum...
Michelle Brasseur - Enseignante Erasme
Marie-Thérèse Bosman - Enseignante Erasme
Il s'est une fois de plus agit d'un stage bien rempli que Françoise Lion, l'encadreuse Taxibrousse asbl, a rendu efficace grâce à sa connaissance du terrain et des maîtres de stage locaux.
Quinet J-M
Président Taxibrousse asbl |
Nous n'étions pas seules en stage. Avant le départ nous avons constitué des binômes par affinités ou par sagesse, ces binômes nous ont aidé tout au long du stage à traverser les bons et les moins bons moments. Il nous a semblé indispensable d'être à deux. Une manière d'être efficace dans le travail mais aussi d'être comprise et rassurée par la présence de l'autre.
Nous sommes arrivées à Dakar le 18 mars. Dès le lendemain nous étions dispersées dans les 5 sites de stage vers lesquels nous nous rendions en taxi. En route pour une ronde de 12 gardes chacune armées jusqu'au dents... des matériels les plus divers car nous ne savions pas ce que nous trouverions sur place. Avec le temps les sacs se sont allégés.
L'arrivée sur le site de stage est chaque matin digne d'une représentation où chacun y va de son "Salam Aleikoum". Un plaisir partagé pour démarrer la journée. Dès le début, les sages-femmes nous ont montrés leurs habitudes et leurs manières de faire. Quand une femme se présente en SACC, sa nombreuse famille reste dans le couloir. Elle n'a pas toujours son carnet de suivi de grossesse et donc il faut s'assurer de son état de santé.
Quand le travail commençait réellement on invitait les femmes à marcher autour de l'hôpital mais elles pouvaient aussi rester en salle...
De nombreux accouchements se sont très bien passés, mais nous avons souvent été confrontées à des situations de violences physiques et/ou verbales à l'égard des mamans. Le statut de la femme africaine n'est pas celui de la femme européenne et les mamans s'étonnaient souvent de notre douceur à leur encontre.
Toutes les femmes accouchent dans la même salle... Elles sont le plus souvent l'une à côté de l'autre. Avant la naissance, chaque femme accouche en position gynécologique sans autre choix de positions. A dilatation complète, elles sont mises sur la pane et à partir de ce moment, l'enfant doit sortir rapidement pour ne pas être fatigué. Les sages-femmes sénégalaises semblent avoir peur que sur le chemin de la vie le bébé ne décède.
En tous les cas, professionnellement, ce stage nous a beaucoup appris.. nous avons amélioré notre sens clinique et gagné en précision dans nos gestes.
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