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Impressions de stage
Février - Mars 2007
Pour la seconde fois, 22 étudiants du collège Beaubois accompagnés de leur Directeur adjoint (Denis Ouellette), d'un de leurs enseignants (Claude Leblanc) et d'une maman ont pris la route du Sénégal pour aller travailler dans trois écoles de Joal. Une réussite sur tous les plans... et une aide financière importante qui permet la construction en ce moment même (avril 07) d'un bloc de classe à Palmarin et d'un autre à Dionewar
Certains des jeunes se proposent de partager leurs impressions avec vous.
Quinet J-M
Président Taxibrousse asbl
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En l'espace d'une semaine, nous avons réalisé à quel point nous sommes chanceux. Chanceux d'avoir de quoi nous nourrir chaque jours, chanceux d'être à l'abri de bien des maladies… Mais d'un autre côté, sommes-nous réellement chanceux de vivre dans un environnement où tout se fait à un rythme effréné? Sommes-nous chanceux de vivre dans un monde où les grandes valeurs ont été effacées? Un monde où l'argent a pris la place de bien trop de belles choses. C'est en vivant au rythme de l'Afrique qu'on peut prendre conscience de ces réalités et s'ouvrir sur le monde et les gens qui nous entourent. Il y a tant de personnes à aider sur cette terre… Pourquoi ne commencerait-on pas en s'assoyant à côté d'un élève pour lui expliquer une parcelle de géométrie ou de grammaire, pour lui donner la chance d'être écouté?…
Camille
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C'est très rare, de nos jours, de voir, dans les écoles, des jeunes ayant des yeux pétillants et une soif d'apprendre. Là-bas, tous les enfants ont ce magnifique regard. Nous avons été très bien accueilli tant par les élèves que par les professeurs. Nos stages se sont très bien déroulés. Les enfants avaient une mémoire redoutable. Nous avons rarement eu à les ramener à l'ordre, ils sont très disciplinés. Outre le travail avec les enfants dans les écoles, le Sénégal est un pays rempli de belles choses. Le simple fait d'observer un coucher de soleil est un moment inoubliable. Les visites du Lac Rose et de l'île de Fadiouth furent des moments marquants. Notre passage à Dionewar restera à jamais gravé dans ma mémoire. Tout au long de notre périple, nous avons rencontré des gens attachants. Le retour au Québec fut difficile, quitter les enfants, d'autant plus. J'y retournerais à n'importe quand. Leur façon de penser est tellement différente de la nôtre, mais on y prend goût très rapidement. J'ai découvert un pays où il fait bon vivre.
Madeleine
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Je suis partie au mois de février sans savoir où vraiment, je m'en allais. En arrivant là-bas, j'ai découvert au premier coup d'œil qu'une aventure unique m'attendait. J'ai vu une nouvelle culture, de nouveau gens si chaleureux. Bref, je me sentais chez moi déjà.
Le premier jour, j'ai eu mon premier contact avec cinq de mes élèves, j'ai découvert en eux, une très grande gêne au départ, mais une si grande intelligence à la fin. J'avais hâte de retourner le lendemain pour les voir. Dès le premier jour, je les ai aimés.
Pendant la fin de semaine, j'ai vu une des choses les plus tristes. J'ai vu des écoles " délabrées ". Pour pallier au manque d'infrastructure et pour permettre d'accueillir plus d'élèves à Dionewar et à Palmarin, nous leur avons donné beaucoup d'argent pour construire une nouvelle classe.
Je ne me suis jamais sentie aussi bien, j'étais fière de notre groupe et d'ailleurs je l'ai été souvent. Plus les jours avançaient, plus j'aimais mes élèves. Ils avaient une soif d'apprendre que je n'avais jamais rencontré auparavant. Leurs yeux brillaient lorsque je leur apprenais une nouvelle chose. Ils étaient beaux, certains étaient si pauvres, mais si heureux. J'ai donné l'équivalent de 75¢ à un jeune, j'ai vu ce sourire que je n'oublierai jamais.
Je me sentais si blanche, étrangère au tout début, mais ils m'ont mis à l'aise. Tout au long de la semaine, je me levais pour aller les aider, j'avais hâte de voir leurs petits corps m'attendre devant la classe. Certains n'avaient même pas de crayon, pas de souliers. Ils partagent leur nourriture, leur matériel scolaire et même parfois leur chaise. J'ai été vraiment touchée lorsque j'ai vu une petite fille partager son pain avec ses amies. J'ai découvert en mes élèves un grand bonheur, ils savourent chaque moment, et c'est ce qui m'ont transmis.
Le plus beau cadeau qu'on a pu me faire, c'est d'aller aider ces élèves, ils m'ont rendue tellement heureuse. La dernière journée à l'école, m'a rendue vraiment triste. Je savais qu'il n'y allait pas avoir de lendemain pour les voir. Le directeur a fait un discours très touchant, je me suis mise à pleurer.
J'ai dit au revoir aux élèves, je ne voulais pas partir, et c'est à ce moment là que j'ai compris que je m'étais vraiment attachée à eux. J'ai eu des émotions tellement fortes,… c'est un voyage à ne jamais oublier.
Lorsque nous sommes partis pour l'aéroport, je ne voulais pas. J'étais tellement heureuse, les gens qui m'entouraient, je les aimais tous. Nous avons décollé de Dakar,…notre voyage se terminait.
J'ai eu de nouvelles complicités avec des gens, j'ai découvert une nouvelle personne dans chacun d'entre eux. J'ai encore beaucoup d'images qui me reviennent en tête… l'océan, les dunes de sable, le lac rose, nos plats..mais les plus belles images ce sont celles de mes élèves.
Des sons reviennent parfois, dont le chant d'une de mes élèves, elle chantait tellement bien.
J'ai changé dans ce voyage, j'ai appris et j'ai rendu heureuse des enfants que je ne reverrai peut-être jamais. J'ai surtout retenu que l'argent de fait pas nécessairement le bonheur, mais le bonheur des autres, de ces enfants, ont fait le mien.
Véronyque
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J'étais, à l'époque, en secondaire 3 et un professeur tout à fait extraordinaire nous parlait de l'Afrique de façon remarquable et touchante. Alors qu'il revenait tout juste du Sénégal avec un petit groupe d'élèves plus âgés que moi, il nous enseignait les cours de religion tout en faisant des liens et en nous racontant ses expériences vécues en Afrique. C'est à ce moment que sont née en moi une certaine curiosité et une passion pour le monde africain.
Puis, secondaire 4 est arrivé et on apprend l'existence d'un second voyage de coopération internationale au Sénégal prévu l'année suivante. Toujours aussi intriguée et passionnée, j'ai tranquillement commencé à m'impliquer dans ce projet qui me paraissait si loin à l'époque.
Au fur et à mesure que les mois passaient, j'avais l'impression de toucher de plus en plus à ce rêve qui était devenu rapidement ma motivation et mon ultime but à atteindre.
Secondaire 5 arrive enfin, l'année de mon départ. Si près, mais en même temps, si loin, j'avais l'impression de ne plus savoir dans quoi je m'embarquais. Les heures de préparation ont été nombreuses et l'attente devenait de plus en plus interminable. Quelques semaines avant le départ, je savais que je partais, mais je ne le réalisais pas encore tout à fait. J'anticipais tellement ce voyage que je ne pouvais croire qu'enfin la date de départ était arrivée.
Je m'envolais donc, le 28 février 2007, en compagnie de 22 autres étudiants et de 3 accompagnateurs, vers le continent africain. J'avais maintenant d'énormes papillons dans le ventre : je sautais vers l'inconnu !
Me voilà, une dizaine de jours plus tard, dans ma " chambre de princesse "… Je sais que je suis à Montréal, mais je suis si perdue…J'ai perdu tous mes repères - je ne me retrouve plus parmi les miens. Je les reconnais bien évidemment, eux n'ont pas changé; c'est moi qui suis transformée. Le monde est si vaste, et, moi, si petite…
On nous avait pourtant bien avisés que le retour à la vie d'ici serait difficile, mais tant qu'on n'a pas vécu cette expérience, on ne peut le comprendre. Je me dois d'être forte face aux injustices de ce monde. De la pauvreté, de la misère et de la détresse, j'en ai vu. Oui, des atrocités, je ne peux le nier, il y en a. Mais par-dessus tout, ce que je réalise le plus, c'est que l'amour, la générosité, la fraternité, l'entraide, la convivialité, le dévouement, la joie, la sincérité, la simplicité, le temps, les émotions, bref, tout ce que la vie peut nous offrir de meilleur, ces gens-là, ce peuple-là, en sont la preuve vivante. Ils vivent dans la réalité et non dans le monde artificiel que nous offre ici la télévision. Ils prennent le temps de vivre, d'apprécier et de savourer ce que leur offre la vie.
Si j'avais pu arrêter le temps pour un petit instant, je serais encore aujourd'hui dans ce petit village de Joal-Fadiouth. Ces habitants ont tellement à nous apprendre sur les valeurs fondamentales que nous, les pays de l'Occident, avons oubliées. La vie est belle et il faut y mordre à pleines dents ! Les milliers d'étincelles dans les yeux des enfants tout comme des plus âgés sont là pour nous rappeler qu'il faut voir la vie de façon positive.
Ce voyage m'aura donc apporté une vision beaucoup plus juste du monde dans lequel nous vivons. Cette expérience fort enrichissante m'aura également permis de faire un retour aux sources et de me questionner sur le sens que je voudrais maintenant donner à ma vie. Ce voyage a poussé mes limites et m'a permis de me surpasser. Je suis revenue avec un sac à dos encore plus rempli et une expérience de vie hallucinante. Un voyage comme celui-là nous fait réellement prendre conscience que nous avons beaucoup à apprendre des autres civilisations.
Mais maintenant ? Maintenant que ce voyage est terminé, il me faudra partir à la recherche de nouvelles motivations, d'autres rêves pour que je puisse à ma manière poursuivre ce voyage. Pour agir, il ne faut que de la volonté et cette volonté commence d'abord par la découverte de soi-même. Ce voyage de l'autre côté de l'Atlantique m'a permis de découvrir ce qu'il y avait au fond de moi.
J'ai quand même beaucoup voyagé durant mon enfance, mais jamais un voyage ne m'a autant apporté. Je ne me suis jamais sentie aussi chez moi et bien parmi ces gens qui m'ont accueillie. Ne plus compter le temps et vivre au rythme de la nature sont des sensations qui m'ont complètement marquée et changée et qu'il me faudrait bien retrouver.
Une partie de moi est restée sur ce continent. Il est évident que je tenterai de retrouver l'odeur de cet endroit qui m'envahissait tant. C'est ici que je réalise à quel point l'Afrique me manque et qu'il me faudra repartir à sa recherche un jour, Inch allah…
Marie-Eve |
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en arrivant au Sénégal. On m'avait dit que les gens y étaient accueillants et généreux, mais je n'aurais jamais pu imaginer à quel point c'était vrai. J'ai aussi été surprise de voir combien le temps ne comptait pas là-bas et comment les Sénégalais sont fiers d'être ce qu'ils sont. Une autre chose qui m'a marquée est la joie de vivre ainsi que le bonheur que l'on ressent et que l'on voit sur les visages des habitants du Sénégal, malgré la pauvreté dans laquelle certains vivent.
À notre arrivée à l'école Joseph Fode Ndiaye, nous avons rencontré des dizaines d'enfants adorables qui avaient tous le sourire aux lèvres et les yeux pétillants! Nous avons ensuite fait connaissance avec le petit groupe d'élèves qui allaient travailler avec nous. J'ai connu plus particulièrement cinq merveilleux enfants qui avaient une volonté incroyable d'apprendre et qui m'ont beaucoup impressionnée. Je ne sais pas si j'ai changé quelque chose dans leurs vies, mais je sais qu'ils ont changé quelque chose dans la mienne! Et une chose est sûre, c'est que je n'oublierai jamais ce formidable voyage qui m'a fait comprendre davantage ce que partager pouvait signifier!!!
Marilou
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Le 28 février 2007, 24 personnes et moi, avons pris l'avion afin de nous rendre dans un petit pays africain, le Sénégal. Après près d'un an de préparation, nous étions enfin prêts à nous embarquer dans une aventure qui allait changer notre vie.
À notre arrivée dans ce pays, nous n'avions pas assez de yeux tout le tour de la tête pour se rappeler de tout ces moments magiques que nous étions en train de vivre. Je me rappelle encore de ces maisons sur le bord de la route de sable… Elles étaient en bien mauvais état, mais tout de même, je leur trouvais un certain charme. À mon arrivé, je fus un peu sous le choc de voir que le Sénégal vivait dans une telle pauvreté. Le choc fut vite remplacé par l'émerveillement. Je ne pouvais m'imaginer que j'étais enfin rendue. Je me trouvais chanceuse de faire partie de ce voyage. Je me suis promis d'en profiter le plus possible.
Vers la fin de notre première journée, nous nous rendîmes à notre école afin de rencontrer pour la première fois nos élèves. Au début, j'étais nerveuse, mais après leur avoir parlé, je savais que j'allais passer toute une super semaine. Je repartis à l'auberge avec l'envie de faire leur faire passer une des plus belles semaines de leur vie.
Pour débuter la fin de semaine, nous fîmes 2h30 d'autobus afin de nous rendre sur une petite île du nom de Dionewar. Arrivés là-bas, les sages du village nous accueillirent. À peine avais-je mis le pied sur la terre ferme, une petite fille d'environ 10 ans me prit la main. Je lui fis un large sourire qui témoignait de mon plaisir de faire sa connaissance. Ainsi, je me rendis à l'école du village, la petite fille agrippée à ma main. Nous écoutâmes le discours du directeur de l'école qui nous faisait part des problèmes de l'île en matière d'éducation. Nous fûmes attentifs à ses propositions. Nous continuâmes à marcher un bon moment avec ce petit groupe de jeunes et après un bon moment passé en leur compagnie, nous dûmes les laisser afin d'aller manger. En fin après-midi, je dus rester à la plage avec d'autres pendant qu'un groupe d'élèves partait avec Claude, Wally et Counet (surnom de Jean-Marc de taxibrousse asbl - ndlr) afin d'aller annoncer à l'école de cette île que notre Collège allait fournir un montant d'argent afin qu'ils puissent construire un local de classe supplémentaire. Je quittai l'île triste de n'avoir pu faire partie du groupe qui avait finalisé cette décision prise tous ensemble... mais je garderai tout de même un très beau souvenir de cette île et de la petite fille au magnifique sourire qui m'accompagna une partie de la journée.
Le dimanche, nous nous rendîmes à l'île de Fadiouth située non loin de l'école où j'enseigne. Notre guide se nommait Emmanuel. Il connaissait tout le monde dans le village. Je pense que c'est à ce moment là que j'ai commencé à réaliser à quel point le peuple sénégalais est un peuple uni. Nous avons pensé quelques temps à visiter l'île et à faire le marché. S'il y a une chose que j'ai apprise c'est que je ne suis pas faite pour négocier.
Ma vraie semaine commença le lundi alors que Marilou et moi allions enseigner pour la première fois pendant une journée complète à nos élèves. Je tombai immédiatement sous le charme de ces enfants. Je ne trouvais que du bien à dire sur eux. Au début, ils étaient timides, mais c'était bien normal. Petit à petit, ils commencèrent à s'habituer à nous, à nos accents, à notre manière d'enseigner, bref à tout ce que nous leur apportions de nouveau. Nous nous rendîmes vite compte que leur force était les mathématiques. Nous leur apprîmes des fractions en une journée, ce qui n'était pas peu dire. Ils les additionnaient et les soustrayaient. Nous nous rendîmes compte de leur soif d'apprendre. Le français nous causa plus de difficultés. Ayant appris à écrire aux sons, certains mots leurs semblaient bien complexe. Mais je leur trouvai encore une fois de nombreuses qualités. La passion qu'ils ont pour l'apprentissage est impressionnante. Malgré de nombreuses erreurs, ils ne se découragent jamais et veulent toujours mieux performer. Ils absorbaient chacun de nos mots et appliquaient nos méthodes sans broncher. Ce sont des élèves formidables. Lors de nos temps libres, ils nous arrivaient d'aller jouer au football (soccer) avec eux dans le sable. Malgré mes 10 années d'expérience dans ce sport et mes 5 ans plus vieux, je découvris en eux des adversaires coriaces.
Sory-Fall, un des élèves de mon groupe, était tout un joueur. Il avait un bon esprit d'équipe. Lorsque je faisais un but, tous venaient me voir et me félicitaient. Sory avait un très beau sourire. Ses beaux yeux bruns et son beau visage me laissaient présager qu'il était un guerrier mais qu'il adorait la bonne compagnie. En plus d'être un excellent footballeur, il adorait dessiner. Presque chaque jour, il faisait un dessin pour Marilou et moi. Au début, nous le trouvions assez distrait. Nous avons travailler fort afin qu'il participe plus et la dernière journée, nous nous aperçûmes qu'il avait fait d'énorme progrès dans ce domaine. À la fin de notre voyage, nous fîmes tirer des chandails de football à nos élèves et Sory-Fall en gagna un. Ces yeux étaient pétillants de bonheur. Ce souvenir restera imprégné dans ma mémoire à tout jamais.
Binetou était un élève toujours souriante. Elle travaille bien et vite. Nous avons exploité cette vitesse afin qu'elle aide d'autres élèves lorsque le travail accompli était complété. À quelques occasions, nous l'utilisâmes afin d'aider d'autres jeunes. Ainsi, elle vivait ces premiers pas en temps qu'enseignante et cela l'aida en plus à améliorer son français... elle qui s'amusait à parler en wolof avec les autres.
Seynabou, comme Binetou, était toujours de bonne humeur. Elle adorait apprendre. À quelques occasions, je la fis agir à titre de professeur. Nous voyions en elle qu'elle avait les capacités pour le faire.
Ousmane était notre petit garçon timide qui ne parlait pas beaucoup. Rarement il nous parlait. Ces grands yeux laissaient paraître en lui quelqu'un de très gentil. Bien que petit, il n'avait pas peur des autres lorsque venait le temps de frapper un ballon rond. Ces yeux alors affirmaient une estime en soi supérieure à celle que nous voyions au début de notre périple. Nous comprîmes qu'il avait était content que nous soyons là.
Dieynaba était celle qui avait le plus de problèmes au niveau académique et comportemental. Nous lui accordions une attention accrue. Nous constatâmes d'énorme progrès en français. À la fin, elle s'avéra être notre révélation. Elle ne faisait pas beaucoup de fautes. C'était tout à son honneur.
De retour à Dakar, à la fin du séjour, la dernière journée, nous nous rendîmes à l'île de Gorée, l'île où les blancs firent le commerce des esclaves. Nous visitâmes la maison des esclaves. Ce fut un des moments les plus difficiles. Des textes étaient accrochés sur les murs de la maison. Certains de ces textes resteront gravés dans ma mémoire à tout jamais grâce à la force du message qu'ils transmettaient.
Dans les derniers jours, nous eûmes quelques moments de repos qui furent bien accueillis par la majorité d'entre nous. Je retiens de ce voyage que le Sénégal est un pays extraordinaire où vivent des gens merveilleux. Bien que certains moments fussent bien difficiles, je ne regrettai pour rien au monde d'avoir tenter ma chance!
Sophie
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