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Les sages-femmes, le retour...
Une nouvelle fois les étudiantes sages-femmes de l'ISEI ont repris le chemin, pas toujours joyeux, des maternités dakaroises. Cette fois, elles ont été accueillies dans les maternités à Guédiawaye, à Grand Yoff, à Nabile Chouckaire etc... Une nouvelle fois le beau a côtoyé l'insoutenable, et une nouvelle fois elles ont fait face. Chapeau bas, mesdames!
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Mon meilleur souvenir est bien entendu une naissance. Une naissance où l'on ma laissé faire, sans intervenir malgré que je sois encore étudiante. C'est un bon souvenir car, d'une part, c'est rare qu'on nous laisse faire sans intervenir, en Afrique comme ailleurs, mais surtout car l'accouchement c'est bien passé en tout point. Le contact avec la maman était très bon, les choses se sont deroulées dans la douceur, comme je le souhaitais. C'est la première fois ou j'avais reussi à tout gérer de A a Z et que cela se deroulait comme je l'espérais…. |
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Par manque de place, il est parfois indispensable de faire face aux réalités. Trop de maman en travail, pas assez de tables d'accouchement, alors la réalité s'affiche en lettres grasses. Pas le choix, et tant pis... la maman doit accoucher maintenant... pas dans deux heures. C'est donc par terre, sur un sol approximativement propre qu'elle mettra au jour son enfant. |
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Entre les sages-femmes sénégalaises et nous, il y avait des relations d'amour, d'amitié mais aussi parfois de haine. Une haine conduite par le dégoût de voir notre profession parfois bafouée. |
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Les petites maternité ne sont pas toujours équipées pour faire face à certains accouchements difficiles. Le transfert est alors indispensable. |
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Je pense que je verrais différemment les situations vécues si je retournais là bas en stage, car j'ai pu comprendre certaines réactions de femmes en fonction de ce qu'elles vivent au quotidien et que ce n'est pas en rejetant en bloc et en réagissant fortement sur ce qui me dérangeait que cela aller faire changer les choses.
Plus concrètement, ce n'est pas en agissant selon nos valeurs occidentales en fermant les yeux sur ce qu'on réellement besoin les femmes sénégalaises que je suis dans le vrai. Je crois que c'est ce qui a été le plus long à comprendre durant ce stage, et que parfois face à certaines situations, j'ai préférée fuir plutôt que de comprendre pourquoi, par exemple par rapport à la violence quotidienne ou l'obstétrique " non conventionnelle ".
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On a trop vu des kristeller forcés et des épisiotomies systématiques. En plus les équipes locales nous poussaient à les faire parce que les efforts expulsifs semblaient trop longs à leurs yeux. Alors qu'on faisait pousser la dame avec un bébé seulement engagé au détroit supérieur et qu'au pinard ce bébé allait bien. Douleur et larmes pour la mère et pour nous, alors la libération maternelle était aussi une libération pour nous. |
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